Adopter une alimentation végétale, est-ce un privilège ?

« Le végétarisme, c’est un truc de bourge » : vous avez sûrement déjà entendu cette phrase ou une de ses variantes. Car l’idée selon laquelle l’adoption d’une alimentation végétale (végétarienne ou végétalienne) serait réservée aux personnes les plus privilégiées est monnaie courante. J’avais envie de livrer ici quelques réflexions à ce sujet, et – au risque de vous surprendre – de soutenir l’idée que oui, même en France, choisir d’adopter un régime végétalisé relève du privilège. Je précise dès à présent que mon propos dans cet article concerne uniquement la France métropolitaine, les autres territoires étant soumis à des facteurs socio-économiques, culturels, historiques, politiques très différents.

Mais avant d’évoquer plus précisément les alimentations végétales, je voudrais revenir sur quelques éléments de contexte pour rappeler que dans notre pays, en 2023, tout le monde ne mange pas à sa faim et tout le monde n’a pas la liberté de choisir son alimentation.

Le privilège de manger à sa faim, de pouvoir choisir son alimentation

En effet, manger à sa faim et équilibré est un défi pour les 2 à 4 millions de personnes précaires qui dépendent actuellement de l’aide alimentaire en France, leur précarité ayant par ailleurs été accentuée depuis la crise sanitaire du Covid.1 Parmi ces personnes, quatre sur cinq souffrent de diverses privations alimentaires : la plupart sont contraintes d’acheter les aliments les moins chers plutôt que ceux qui sont sains ou appréciés, doivent réduire la variété des aliments consommés, mais aussi diminuer les quantités de nourriture ingérées (quitte à sauter des repas), notamment en limitant les quantités servies aux adultes pour pouvoir nourrir les enfants du foyer. En conséquence, un tiers des personnes qui recourent à l’aide alimentaire vont se coucher le soir en ayant parfois ou souvent faim.2

Ces données ne rendent cependant pas compte de la réalité de la précarité alimentaire des personnes vivant en France, car elles ne comptabilisent pas les personnes qui ne dépendent pas de l’aide alimentaire et pour lesquelles l’accès à une alimentation satisfaisante en quantité et qualité est pourtant difficile.

Pour d’autres personnes, indépendamment des considérations économiques, choisir le contenu de son assiette est impossible. C’est notamment le cas des personnes qui sont, temporairement ou pas, dans une situation de dépendance pour ce qui concerne leur alimentation  : les personnes qui dépendent matériellement de leurs parents, de leurs conjoint.es ou de leurs proches, les personnes sous tutelle, celles qui vivent dans des structures fermées (EHPAD, foyers, prisons…), celles qui dépendent d’une offre de restauration collective…

Dans une toute autre mesure, on peut également mentionner les personnes qui souffrent de certains troubles des conduites alimentaires, de certains handicaps ou d’allergies alimentaires multiples : il peut être complexe voire impossible pour elles d’adopter l’alimentation qu’elles souhaitent, de manger en accord avec leurs valeurs.

Il existe donc une proportion non négligeable de personnes pour lesquelles il est impossible ou complexe de choisir son alimentation, de manger équilibré, voire même de manger à sa faim. Ainsi, le fait de pouvoir manger à sa faim et de pouvoir choisir le contenu de son assiette relève d’une forme de privilège. Mais avant d’aller plus loin, il me faut donner quelques éléments de définition.

Lorsque je parle de privilège, je fais référence au concept sociologique et politique de privilège social : un privilège, c’est un avantage qui n’est pas accessible à toustes, et qui est généralement réservé aux personnes appartenant à certains groupes sociaux. Je dois aussi préciser que c’est une notion relative, c’est à dire qu’elle vaut pour un contexte social donné : une aptitude pourra être considérée comme un privilège dans certaines sociétés, là où elle sera la norme dans d’autres contextes.

En l’occurrence, en France, le privilège de manger à sa faim est réservé aux personnes qui ont les ressources financières le leur permettant ; et le privilège de choisir son alimentation est réservé aux personnes qui ont à la fois les ressources financières le leur permettant ET la possibilité de faire des choix pour elles-mêmes (donc en l’absence de contrainte familiale, légale, sanitaire, matérielle ou autre).

Personnellement, je suis favorable à l’idée que ces avantages (manger à sa faim et pouvoir choisir son alimentation) n’en soit plus un jour, en devenant accessibles à toustes. Mais qu’en est-il alors du choix d’adopter une alimentation végétale ?

Le privilège de pouvoir adopter une alimentation végétale

Dans ce contexte social où manger à sa faim et pouvoir choisir son alimentation sont des privilèges, choisir d’adopter un régime végétarien ou végétalien l’est aussi, a fortiori.

Choisir d’adopter un régime végétalisé relève d’autant plus du privilège qu’il s’agit de choisir une alimentation aux antipodes de la norme sociale, le régime « standard » consistant à consommer de la viande et des produits laitiers plus ou moins chaque jour. Les barrières et difficultés à franchir pour maintenir une tel régime étant plus nombreuses que dans le cadre du choix d’une alimentation carnée, ce choix est réservée aux seules personnes qui pourront les surmonter.

Car les personnes végétariennes et végétaliennes sont souvent confrontées à des difficultés (voire discriminations) spécifiques à leurs choix alimentaires : elles vont recevoir des remarques lors des repas de famille, affronter l’hostilité des professionnel.les de santé, subir des moqueries au travail, rencontrer des difficultés pour trouver des offres végétales sympa au restaurant, ou bien encore recevoir par messagerie des photos d’entrecôte non sollicitées… (hé oui, les carnistes n’ont aucune imagination, on y a presque toustes déjà eu droit au moins une fois !). On peut également citer le poids qui pèsent sur les hommes qui ne consomment pas de viande, dont la masculinité devient alors questionnable, puisque dans notre société la viande est associée à la force, à la virilité. Il existe donc des difficultés propres aux hommes qui ne mangent pas de viande…

Ces difficultés spécifiques aux alimentations végétales sont d’ailleurs un des aspects qui contribue à la dimension privilégiée de ce choix : seules les personnes pouvant les dépasser pourront concrètement adopter une alimentation végétale et maintenir ce choix dans le temps. Par exemple, les personnes dont l’état de santé leur permet de ne pas dépendre de l’offre de restauration des services hospitaliers plusieurs mois par an. Ou bien les personnes qui ont la chance d’avoir un réseau social, un support émotionnel et une santé mentale suffisante pour « encaisser » les moqueries, les remarques et les jugements reçus au sujet de leurs choix alimentaires.

Dans la même logique, adopter une alimentation végétarienne ou végétalienne équilibrée nécessite une certaine disponibilité pour appréhender les bases de l’équilibre nutritionnel des régimes végétalisés et apprendre à composer des repas équilibrés avec peu ou pas de produits d’origine animale. Tout particulièrement dans une société où ce n’est pas la norme et où les informations nutritionnelles fiables sur les alimentations végétales sont encore peu accessibles. Car malheureusement, il n’existe pas encore de recommandations nutritionnelles officielles pour ces régimes. On peut aussi déplorer le manque de formation des professionnel.les de santé (y compris des professionnel.les de la diététique) et l’absence de sensibilisation à l’équilibre nutritionnel végétalisé dans les parcours scolaires… Et cette disponibilité importante dont on doit faire preuve pour compenser ce manque d’informations et leur faible accessibilité, ce n’est pas forcément quelque chose que l’on peut se permettre lorsque l’on est par exemple dans une situation sociale défavorisée, lorsque l’on est en situation de handicap, ou bien lorsque l’on doit composer avec les préférences et contraintes des autres membres de son foyer.

Pour toutes ces raisons, je soutiens donc l’idée que pouvoir choisir d’adopter une alimentation végétarienne ou végétalienne relève du privilège. Un privilège qui va au-delà de celui de manger à sa faim et de celui de pouvoir choisir son alimentation.

Pourtant, vous l’aurez peut-être remarqué, mais je n’ai pas encore évoqué les habituels arguments employés pour alimenter l’idée que le végétarisme et le végétarisme relèvent d’un luxe que tout le monde ne peut pas se permettre. Notamment le fait que ces régimes alimentaires seraient réservés à des personnes riches, citadines et expertes en techniques culinaires. Plusieurs idées reçues circulent à ces sujet et méritent, il me semble, que l’on y accorde un peu d’attention.

Quelques idées reçues qui nécessitent d’être nuancées

  • Idée reçue n°1 : « Manger végétarien ou végétalien, ça coûte plus cher ! »

Certaines personnes ont tendance à penser que se nourrir de manière plus végétale impacte négativement le budget.3 On pense notamment au coût élevé des substituts à la viande et au fromage (les steaks végétaux, les saucisses végétales, les fromages végétaux etc) mais aussi au prix des aliments bio et des aliments « exotiques » comme les noix de cajou, l’avocat, le quinoa ou l’huile de coco… Sauf que… rien de tout cela n’est spécifique aux alimentations végétarienne et végétalienne. Et rien de tout cela n’est indispensable non plus. On peut tout à fait adopter une alimentation végétale équilibrée et gourmande sans recourir (ou très peu) aux aliments bio, aux aliments « exotiques » ou aux substituts végétaux.

D’ailleurs, les études menées à ce sujet sont unanimes : manger plus végétal, ça coûte globalement moins cher. Si l’on prend l’exemple de cette étude menée récemment au Portugal4, pays avec lequel nous partageons certaines similarités culturelles, l’alimentation végétalienne se révèle être la moins coûteuse, devant les alimentations végétarienne, flexitarienne et carnée (en incluant les dépenses pour manger chez soi et à l’extérieur).

Ce constat semble assez logique, puisqu’il s’agit de diminuer la part d’aliments très coûteux (viande et poisson notamment) et d’augmenter la part d’aliments très accessibles (comme les légumineuses et les céréales). Ce constat exige cependant un recours minoritaire aux aliments transformés au sein de l’alimentation. Si cette condition est remplie, le surcoût induit par la consommation ponctuelle d’aliments végétaux transformés onéreux (viandes végétales et fromages végétaux) sera largement compensé par le faible coût des aliments végétaux de base que sont les pois chiches, le soja, les lentilles, les haricots secs, le riz, le blé, les pommes de terre etc.

Donc non, il n’est pas pertinent de soutenir que les alimentations végétales coûtent plus cher et seraient donc réservées aux personnes les plus riches.

  • Idée reçue n°2 : « Pour cuisiner végétarien ou végétalien, il faut avoir des compétences élevées en cuisine, et ça prend trop de temps… »

Si l’on cherche à copier les recettes des influenceurs qui partagent sur les réseaux sociaux leurs plats sophistiqués composés en 4 heures à partir de 18 ingrédients vendus dans 3 commerces différents… oui, cuisiner végétarien ou végétalien peut être particulièrement compliqué et chronophage.

Mais dans la vraie vie, nous ne sommes pas obligé.es de cuisiner ainsi : il est tout à fait possible d’adopter une alimentation végétarienne ou végétalienne saine et savoureuse sans passer plus de temps en cuisine et en magasin. Il existe d’ailleurs de nombreux sites qui référencent des recettes faciles à mettre en œuvre dans son quotidien, avec des astuces pratiques pour intégrer plus d’aliments végétaux, comme par exemple https://vegan-pratique.fr/cote-cuisine/

Pour nous faciliter la tâche, nous pouvons de plus en plus nous reposer sur la gamme grandissante des produits végétaliens désormais accessibles en grandes surfaces. Bien que cette offre soit encore limitée, elle se développe grandement depuis quelques années : galettes de légumineuses, fromages végétaux, tartinades variées, yaourts et crèmes dessert végétales, protéines de soja texturées, tofu et seitan, laits et crèmes végétales, pâtes à tartiner, viennoiseries, crèmes glacées…

Nous pouvons également compter sur les produits qui ne sont pas conçus pour être végétaliens mais qui le sont pourtant souvent, comme les poêlées de légumes surgelés, les conserves de légumineuses et de légumes, les compotes et salades de fruits, de nombreux biscuits… et même le pain et les frites !

Il est ainsi possible d’adopter une alimentation végétale sans passer plus de temps en cuisine, ni avoir à multiplier les commerces où s’approvisionner. Là où ce choix alimentaire demande par contre plus de disponibilité, c’est pour appréhender les bases de l’équilibre nutritionnel, comme préciser plus tôt.

  • Idée reçue n°3 : « Être végétarien ou végétalien, c’est réservé aux citadins ! »

Il est vrai que l’offre des produits végétaliens mentionnés ci-dessus est moindre lorsque l’on s’éloigne des grandes villes. Dans les commerces implantés à la campagne, on peine encore à trouver la diversité des steaks végétaux, fromages végétaux, desserts ou aides culinaires disponibles dans les zones urbaines.

Cependant, comme indiqué plus tôt, ces aliments ne sont pas indispensables pour adopter une alimentation plus végétale. Et s’ils sont bien pratiques, il est cependant souhaitable de les consommer avec modération pour préserver l’équilibre nutritionnel.

De plus, on trouve sans peine une abondante diversité d’aliments végétaux de base dans les commerces qui maillent le territoire français (y compris dans les campagnes les plus reculées), ces aliments permettant de composer une alimentation à dominante végétale à la fois saine et gustativement satisfaisante : des fruits et légumes, des céréales et produits céréaliers, des légumineuses, des graines oléagineuses, des huiles végétales, des épices, aromates et condiments…

Ceci étant, on est obligé.es de prendre en considération le fait que, malgré tout, la difficulté à accéder aux aliments transformés végétaliens dans les commerces et à une offre végétarienne ou végétalienne intéressante dans les restaurants alimente un sentiment de privation et de frustration défavorable à l’adoption et au maintien d’une alimentation végétale.5

Que conclure de ces quelques réflexions ?

En bref, en comparaison avec un régime carné, adopter une alimentation végétarienne ou végétalienne ne coûte pas plus cher et ne nécessite pas de recourir à des préparations culinaires plus longues ou plus complexes. Et si il y a effectivement des différences entre ville et campagne qui ont une incidence sur ce que l’on mange en tant que personne végétarienne ou végétalienne, ce n’est pas un facteur qui impacte la qualité nutritionnelle de notre alimentation ; ce n’est pas non plus déterminant en termes de contrainte, de temps et d’énergie investie pour la préparation des repas.

Manger plus végétal est donc un choix accessible dans le contexte d’abondance et de diversité alimentaire dans lequel nous sommes, en France. Cette accessibilité est d’ailleurs croissante, avec le développement rapide des alternatives végétariennes et végétaliennes dans les commerces et restaurants français.

Cette relative accessibilité ne doit cependant pas occulter qu’il s’agit d’un privilège auquel tout le monde n’a pas accès (pardonnez ce pléonasme…). A commencer par les personnes qui ne peuvent pas manger à leur faim, mais aussi celles qui ne peuvent pas choisir librement leur alimentation et celles qui ne sont pas en mesure de surmonter les difficultés inhérentes aux choix d’un régime végétalisé.

La promotion des alimentations végétales (que ce soit pour des raisons environnementales, éthiques ou sanitaires) ne peut donc pas se faire sans prendre en considération les contraintes et inégalités sociales qui sont un frein à l’accès aux alimentations végétales pour de nombreuses personnes.


En aparté, j’avais aussi envie de préciser que je me suis intéressé.e au profilage sociologique des personnes qui adoptent des régimes végétalisés. Et à ce sujet il me faut faire preuve de nuance, parce que les données auxquelles j’ai eu accès peuvent sembler contradictoires.

Par exemple, le rapport publié par France Agrimer en 20216 indique que les personnes qui mangent peu ou pas de viande en France sont majoritairement des personnes appartenant aux catégories socio-professionnelles les plus favorisées et vivant en zone urbaine. Mais dans la publication de 2017 qui se base sur les données collectées auprès des personnes participant à la vaste étude NutriNet7, les auteurices font le constat que les personnes végétariennes et végétaliennes ont tendance à avoir des revenus plus bas. Iels ajoutent que ce constat peut s’expliquer par le fait que le niveau d’éducation aurait une valeur prédictive plus importante que l’emploi occupé ou le niveau de revenus. Alors, certes, cette publication porte sur des données concernant plus de personnes que le rapport de FranceAgrimer, mais elle se limite à celles qui participent à l’étude NutriNet. Du coup, il me semble un peu audacieux d’en faire des généralités. Du coup, en attendant une étude d’ampleur réalisée en population générale, je me contenterai de suspendre mon jugement à ce sujet…


Hop hop hop ! Pas si vite ! Restez encore une petite minute parce que la suite est importante…

Je me rends compte que mon propos risque d’être interprété de manière complètement foireuse, alors par anticipation, je prends le soin de formuler quelques précisions qui me semble importantes pour m’assurer qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit…

Souligner la dimension privilégiée de l’accès aux alimentations végétalisées dans le contexte social que j’ai décrit, ça ne remet absolument pas en cause la pertinence de la promotion de ces alimentations, ni même la pertinence des motivations politiques et éthiques qui sous-tendent la promotion de ces alimentations (je pense notamment à l’antispécisme et au sentientisme).

Le fait qu’il soit plus complexe, voire impossible pour certaines personnes de mettre concrètement en pratique ces motivations éthiques et politiques ne doit pas servir d’excuse fallacieuse pour décrédibiliser ces motivations et alimenter des discours et postures immobilistes. Une telle rhétorique relèverait du sophisme de la solution parfaite, qui consisterait, en l’occurrence, à soutenir l’idée que si tout le monde ne peut pas être végétalien, alors promouvoir les alimentations végétales et devenir soi-même végétalien.ne n’a pas de sens. Pour faire un parallèle peut-être plus parlant, ce serait un peu comme soutenir l’idée qu’il ne faudrait pas promouvoir l’usage de la ceinture de sécurité, ni même la mettre d’ailleurs, au prétexte qu’elle ne permet pas de sauver tout le monde en cas d’accident. Ce genre de raisonnement, c’est un peu le comble d’illogisme… et de la mauvaise foi aussi, le plus souvent.

Bref, autrement dit, reconnaitre et nommer les difficultés et inégalités sociales qui limitent l’accès de certaines personnes aux alimentations végétales (et plus largement à un mode de vie végane), ça n’est pas une excuse valable pour invalider les motivations politiques et éthiques qui sous-tendent ces choix, et ça n’est pas non plus une excuse valable pour ne pas changer ses propres habitudes si l’on est dans une situation où l’on peut faire des choix plus éthiques.


Je tiens à remercier chaleureusement les personnes qui m’ont relu.e, et tout particulièrement Jade 💜


1 Nombre de personnes dépendant de l’aide alimentaire pour la seule France métropolitaine. « La crise sanitaire a accentué la précarité des bénéficiaires de l’aide alimentaire », Aliocha Accardo, Agnès Brun, Thomas Lellouch – INSEE Première n° 1907 – Juin 2022 https://www.insee.fr/fr/statistiques/6466177#onglet-2

2 « Les bénéficiaires de l’aide alimentaire, pour beaucoup parmi les plus pauvres des pauvres », Aliocha Accardo, Agnès Brun, Thomas Lellouch, dans « France, portrait social – Édition 2022 » – INSEE – p76-87 https://www.insee.fr/fr/statistiques/6535297?sommaire=6535307

3 A noter : de manière fort curieuse, cette idée reçue cohabite avec une autre idée reçue antagoniste, celle qui consiste à affirmer que les personnes les plus pauvres doivent se priver de viande faute de moyens financiers.

4 Pais DF, Marques AC, Fuinhas JA. The cost of healthier and more sustainable food choices: Do plant-based consumers spend more on food? Agric Food Econ. 2022;10(1):18. doi: 10.1186/s40100-022-00224-9. Epub 2022 Jul 26. PMID: 35909388; PMCID: PMC9321292.

5 Anderson, Jo and ARÉVALO, CONI, « Bringing Back Former Vegans And Vegetarians: An Obstacle Analysis » (2023). Diet. 14.

6 Rapport « Végétariens et flexitariens en France en 2020 » par France Agrimer, mai 2021 : https://www.franceagrimer.fr/Actualite/Etablissement/2021/VEGETARIENS-ET-FLEXITARIENS-EN-FRANCE-EN-2020

7 Allès B, Baudry J, Méjean C, Touvier M, Péneau S, Hercberg S, Kesse-Guyot E. Comparison of Sociodemographic and Nutritional Characteristics between Self-Reported Vegetarians, Vegans, and Meat-Eaters from the NutriNet-Santé Study. Nutrients. 2017 Sep 15;9(9):1023. doi: 10.3390/nu9091023. PMID: 28926931; PMCID: PMC5622783.